Saturday, May 16, 2009

Lecture

Il m'a lu comme un bonbon dur au bleuet. Les quatre autres mecs étaient d'accord, et à la fin ils ont dit oui. C'était après la clinique psychiatrique et avant la fête où j'ai dansé jusqu'au matin dans une merveille de robe en soie. Des fleurs dans des fleurs, dans des fleurs.

Saturday, August 09, 2008

lait d'oiseau


Tuesday, April 29, 2008

hypokhâgne 07-08

Wednesday, December 26, 2007

un infini quart

Année goupile, casse-museau, au bord d'un cénotaphe
douceurs chez vous jusqu'à plus tard.


jard garden chose times new r

Saturday, July 14, 2007

lait d'oiseau




Monday, July 02, 2007

le forp dans les îles

Un chîc type nous embrasse

parce qu'îl est content pour nous.

on n'y pense plus.


On échange une adresse

avec maladresse on s'aurevoîre.

c'est TRES BÎEN.


la valeur de sa bîse est

questîon de statue :

On bronze et îl nous aîraînte.

Sunday, May 27, 2007

vous embrassez

Mon voyage de Charybde à Scylla s'est bien passé, un peu court. à bientôt

Friday, April 27, 2007

01:30

[…]Les arbres qui grincent
Marges, cartes et encore. Lire, peindre, autre.

the Uprooted Baobad

Wednesday, April 25, 2007

the Uprooted Baobad


Friday, April 13, 2007

mercredi

Friday, April 06, 2007

sans titre

Je suis si grosse dit-elle que
S'il m'arrivait de glisser en janvier
Je tomberais en juin.
Je me permets les fleurs à robe,
La baise au vent, les hoquets de guitare,
je suis grosse comme un monde,
Je peux enfler de mille enfants
Et les appeler Pôle et Désordre.
Je sais prolonger mes méridiennes jusqu'aux soirs de touffeur
Et lécher le front des baobabs
Et mettre les mains dans la merde sans me baisser
Et tacher de terre le ciel.

Sunday, March 18, 2007

omnipotences






Tuesday, March 06, 2007

la pathématique IV et dernière

Parfois en fin de matinée, entre deux tartines fromage-chocolat je jette à nouveau les yeux dans son bouillon de larmes et je le regarde y faire la planche, un moment comme çà entre l'avant-dernière et la dernière bouchée –en espaçant le bou et le chée- pour me laisser le temps de monter, monter le long des figuiers géants, mon nom d'atteindre les nuages, et voir Pacôme se percher sur un interligne à haute tension, campé dans un soupir, blotti tout contre un chut, léger et délassé comme à la récré du soir.

A bas le jour, je dresse ton omnipotence mon amour, demain, cher de poule tu seras beau comme Django, mes six cordes pour lavallière. En clé de sol pleureur, peine, demain je te Pan.


Et là çà se finit sur une batucada ou Madame Butterfly, choisissez, la suite importe peu. Pacôme a fait des choix, bon ou mauvais, Louise s'est mise à chanter et planter des figuiers qui racontent à ceux qui y grimpent, en espaçant le grim du pent, comment entre l'éclipse et le sublime faire durer les belles choses.

Friday, March 02, 2007

intermède



Monday, February 26, 2007

la pathématique III

Et j'ai fini par laisser passer le temps moi aussi. A réfléchir à sa drôle de guerre, aux pommiers, puis à mon cou, mon nez, puis à toute autre chose. Les giboulées en février, les jours qui s'étendent à loisir sur mes nuits, les objets trouvés, la mouche, le talon de trois puis de cinq centimètres, la vie.

Comptine pour toi ma Louise, ma barbarie, mon indécise, mon caïman, belle.

Lou-ise. Tu mettais toujours deux syllabes là où il n'y en n'a qu'une. Pour laisser le temps à mon nom d'atteindre les nuages, trois, cinq centimètres. Monter, monter le long des figuiers géants aux feuilles élastiques (nous y laissions, avec nos ongles, des accents ronds). Là où seule j'accède dans mes moments de liberté, entre l'éclipse et le sublime, dans des plis de robes éculées et de billets manuscrits.

Je repense à tes louanges sans superlatifs.

Dire Louise en deux temps c'est lancer un baiser dans l'air. Avancer les lèvres un peu comme pour siffler.

Je me souviens, çà bougeait, çà tournait sur soi-même ou prenait des couleurs…Peu de temps après, je me suis retrouvé à jouer à la dînette avec tout mon équipage. Je dressais une jolie table de singerie, approchais des sièges confortables pour nos faux-culs et beurrais des tartines aux tartuffes.
Parce qu'il n'y a plus de décence lorsque l'odeur de renfermé s'attaque à la personne et que je tenais encore aux belles tournures. Comme tu étais beau, Pacôme tu étais beau. (Y'a-t-il là dedans la dignité après laquelle je cours?)
Maintenant je me lève de table lorsque j'ai envie d'écrire ou de pisser et mes giboulées passent pour un grain sur la plaine.