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[…]Les arbres qui grincent
Marges, cartes et encore. Lire, peindre, autre.
Je suis si grosse dit-elle que
S'il m'arrivait de glisser en janvier
Je tomberais en juin.
Je me permets les fleurs à robe,
La baise au vent, les hoquets de guitare,
je suis grosse comme un monde,
Je peux enfler de mille enfants
Et les appeler Pôle et Désordre.
Je sais prolonger mes méridiennes jusqu'aux soirs de touffeur
Et lécher le front des baobabs
Et mettre les mains dans la merde sans me baisser
Et tacher de terre le ciel.